La manière critique
26 novembre, 2009
… les oeuvres ont ceci de “littéraire” qu’elles inventent des manières de dire excédant la capacité d’analyse des protocoles qui se sont constitués en dehors d’elles
extrait de La manière critique, article de Gérard Dessons dans La Quinzaine littéraire n°997 La critique littéraire en question p.10
consentir à soi et non s’en contenter
25 novembre, 2009
Art et Science – désir de traduction vs création d’objectivité
19 novembre, 2009
Avec le rapprochement très en vogue de la science et de l’art, j’ai toujours l’impression qu’il y aurait un objectif qui serait : un bénéfice commun. Un bénéfice explicitable et réalisé par la communication de quelque chose. Quoi? me direz vous. Quelque chose en tout cas de positif dans l’esprit des scientifiques, titillés par l’incomplétude démontrée et leur positivisme refoulé.
L’art, il me semble, tire dans les coins, prend un prétexte, celui du moment, pour faire ce qu’il est bien évidemment impossible de dire. Sinon on le dirait. C’est comme un cri émis par celui qui n’est pas si fou qu’il en a l’air. Un cri intraduisible dans aucune langue et dont l’intérêt (il y en a donc un) est qu’il suscite chez celui qui l’entend le désir d’une traduction. Un universel potentiel comme celui de Kant, pourrait être dit autrement (traduit?) avec cette notion de désir de traduction. Comme dans l’humour juif, c’est ce non-sens qui est à l’œuvre, et selon moi, il ne peut trouver d’écho dans les sciences. Pour celles-ci, c’est au contraire l’ensemble des traductions possibles, qui constitue le processus à l’œuvre, avec pour but la création de l’objectivité. Là il n’y a pas de double sens possible, pas d’humour possible.
La science cherche la vérité sensée. et c’est très bien. L’esprit de la science, son désir d’objectivité par la remise en question et la confrontation, c’est l’essence même de la démocratie et une partie de la culture qui la soutient. Le reste, l’art, l’humour…, c’est ce qui permet de nous accommoder de nous même. Cela dit, les scientifiques, autant que nous tous, ont besoin d’humour pour penser l’insensé qu’est le monde.
Alors point d’espoir de communication entre art et science? Mais pourquoi donc faudrait-il que cela communique? C’est ça la post modernité, communiquer pour communiquer, faire pour faire… Entre art et sciences, ce serait plutôt une histoire vaine et c’est heureux au fond que quelque chose de vain se passe. Il y a pourtant une histoire de contact et c’est là que le désir nait.
projet d’installation
19 novembre, 2009
J’ai aménagé le terrier et il paraît réussi. De l’extérieur, on ne voit en fait qu’un grand trou, mais en réalité ce trou ne mène nulle part ; déjà au bout de quelques pas on se cogne contre de la solide roche naturelle. Je ne veux pas me vanter d’avoir conçu ce stratagème délibérément ; il est plutôt ce qui reste de l’une de mes nombreuses et vaines tentatives pour construire, mais il m’a finalement semblé intéressant de ne pas combler ce trou.
Franz Kafka, Récits posthumes et fragments, traduits de l’allemand par Catherine Billmann, Actes Sud 2008, collection Babel.
http://remue.net/spip.php?article3437
la priorité sera le système
2 juillet, 2009
“Dans le monde de Google, le monde dans lequel nous entrons lorsque nous allons en ligne, il y a peu de place pour le flou de la réflexion. L’ambiguïté n’est pas un préliminaire à la réflexion mais un bogue à corriger.”
trouvé sur framablog un article qui analyse l’influence d’internet sur nos façon de lire et par là de penser.
Ne pas oublier de penser la pensée sinon nous serons dans la fatalité de la soumission si bien transcrite le funeste Frederick Winslow Taylor : “Dans le passé, l’homme était la priorité. Dans le futur, la priorité, ce sera le système”
fascination vs connaissance vs épreuve
2 juin, 2009
vu cette troublante vidéo MS New controller
la représentation visuelle comme ultime ressemblance de la vie; du moins si la vie peut se résumer à la perception d’un comportement.
Mais la question demeure : à quoi bon? à quoi bon reproduire quelque chose à l’identique ? Ne pourrait-on se satisfaire des objets et des personnes du monde réel ?
La représentation visuelle ne serait alors qu’une forme de fuite de l’épreuve physique.
Peu crédible pourtant, tant la représentation nous est nécessaire pour comprendre pour anticiper. Mais avec ces technologies là que pourrions nous comprendre et anticiper?
Nul doute que la dialectique fascination/connaisance liée aux modes de représentations visuelles est ici portée à son comble.
Comment alors résister à cette fascination ?

La Nature comme l’autre côté de l’homme (comme chair nullement comme matière)
Maurice Merleau-Ponty
in Le visible et l’invisible
Le pain et la rue
27 avril, 2009
90% de soi, des bactéries
10 avril, 2009
de la communication des bactéries comme prémices aux organismes pluricellulaires
vidéo sur ted http://www.ted.com/talks/view/id/509
Correspondances
10 avril, 2009
Jung écrit à Freud
à l’extérieur comme à l’intérieur, l’homme est habitude
Freud écrit en réponse
oui
par habitude peut-être